À la recherche de la carte de presse la plus ancienne

Pour ce 44e congrès, David Guévart, directeur général de Nord Littoral, nous a lancé un défi. Celui de trouver la plus ancienne carte de presse du congrès. Défi relevé ! Les journalistes présents au congrès ont joué le jeu et nous ont délivré leur numéro de carte de presse. Petit classement non exhaustif.

 

Aujourd’hui directeur du groupe Edit Ouest et rédacteur en chef du Courrier de La Mayenne, c’est pourtant par hasard que Jean-Michel Desaunai est arrivé dans le journalisme. « J’étais étudiant en lettres modernes, et je cherchais un petit boulot. Après avoir travaillé dans un bar, je suis tombé sur une annonce de Ouest France, qui recherchait des correspondants. Je me suis lancé et je ne l’ai plus jamais quitté. Je sévis dans le journalisme depuis 1988. » Son numéro de carte est le 69 942.

 

Le directeur du Journal d’Ici, a débuté sa carrière à 21 ans.  De ses débuts dans le journalisme, il se souvient des nombreuses fois où il a « oublié d’insérer la pellicule dans l’appareil photo argentique. Des heures de boulot perdus, et pas d’images pour les articles ! » Son numéro de carte de presse ? Le 64 063.

 

Directeur de la publication de La Tribune, Brice O’Hayon a su dès sept ans qu’il souhaitait être journaliste. Ce fan de football et de basket a vu ses rêves de gosse se réaliser grâce à ce métier. « J’ai assisté à la victoire de mon équipe favorite de football, l’OL, en Coupe de France, à celle de l’équipe de basket ASVL en Coupe de France et surtout, à la victoire de la France à la Coupe du monde de 98 ! »  Son numéro de carte de presse est le 52 343.

 

Avant d’être journaliste, Jean-Michel Maussion était secrétaire de rédaction pour Paris Normandie. Et les débuts ont été intenses : « Je me suis retrouvé dans le feu de l’action, puisque j’ai intégré la rédaction au moment de la mort du président Pompidou. » Le 14 octobre 1974, il rentre au Courrier Cauchois et ne le quittera plus. « Au fur et à mesure que le journal a grossi, j’ai gravi des échelons, jusqu’à en devenir le directeur général. » Son numéro de carte ? Le 36 650.

 

Enseignant, Jean-Pierre Jager est devenu journaliste en passant par la petite porte. Entré au Républicain Lorrain en tant qu’adjoint au chef du personnel, il finit chef de la rédaction régionale. En 1994, il quitte son poste, et se lance en 2004 dans la création de son propre titre : La Semaine. « J’avais envie d’avoir mon propre journal. En 2004, j’ai senti que c’était le moment. L’actualité de la région était très riche. Je savais que ça serait dur, mais j’ai réussi ! » Son numéro de carte est le 34 387.

 

Directeur général délégué du groupe La Montagne, Pierre Gironde a toujours voulu être journaliste. Sa passion est née lorsqu’il était « tout gamin », avec l’émission Cinq colonnes à la Une. Depuis ses débuts à l’âge de 22 ans, il n’a plus jamais lâché son stylo. « J’ai toujours fait ce métier, et je n’ai jamais eu l’idée de faire autre chose. C’est un métier où il faut beaucoup de curiosité, aimer les gens et vouloir les accompagner. » Sa carte de presse a le numéro 34 369.

 

Jean-Pierre de Kerraoul est le grand gagnant, puisqu’il possède le numéro de carte le plus petit que l’on ait trouvé : 31 821 ! Ce journaliste, qui a commencé en 1974, a rapidement eu le titre de « journaliste pilote de course ». Et pour cause ! À ses débuts, le journaliste travaille pour NHK, la télévision japonaise, et devait souvent faire des courses contre la montre pour apporter les cassettes à temps à Orly. « Pour ne pas louper l’avion, je grillais les feux rouges, je faisais des excès de vitesse, je roulais en double file ! Si nos cassettes n’étaient pas reçues à temps, nous avions une pénalité de 10% sur nos salaires. Pas étonnant qu’on m’ai rapidement attribué la réputation de chauffeur qui ne respecte pas le code de la route ! »

Anne Monneau