Quel avenir pour la PHR ?

Interrogée, la presse hebdomadaire vous expose sa vision future du journalisme.

Pierre Archet, directeur du Journal d’Ici

« La PHR est le média le plus adapté et le plus légitime pour traiter la proximité. On doit développer nos marques médias à la fois sur le print et à a fois sur le numérique. A condition de savoir bien cerner les attentes de nos lecteurs, puis savoir les traduire en termes de contenu et de produits commerciaux. Il faut systématiquement proposer aux lecteurs et annonceurs des offres bien calibrées aux attentes. Je crois en l’avenir du papier s’il est adapté. Le numérique n’est pas une substitution , ce n’est pas non plus un complément, c’est une autre voie de développement. Il est important de produire des contenus et les commercialiser. Aujourd’hui, l’avenir de nos modèles économiques est de développer des activités de diversification et de continuation de nos marques au delà de la production et commercialisation de nos contenus éditoriaux et de nos supports. Qu’ils soient print ou numérique, nos supports doivent être efficaces et crédibles. En PHR, nous sommes les plus légitimes. La principale attente, c’est la proximité qui rassure, compte tenu de la globalisation qui angoisse. L’avenir de la PHR s’écrit en lettres d’or. »

 

 

 

Loïc de Kerraoul, Sogemedia

« Dans le groupe, on a fait le pari de se doter d’une rotative numérique qui va nous permettre d’ajuster nos tirages de journaux. C’est un journal à la carte, en phase avec les bassins de vie du lecteur. On donne la possibilité aux lecteurs de commencer à choisir une partie du contenu de leur journal. Si l’éditeur de la PHR ne fait pas d’efforts pour essayer de répondre aux nouvelles attentes du lecteur, alors l’avenir sera condamné. Pour que la PHR ait un avenir il faut qu’elle soit capable de répondre aux nouvelles attentes  et aux besoins spécifiques de nos lecteurs. Si on sait y répondre grâce aux outils numériques, internet, réseaux sociaux et print, alors on a un véritable avenir devant nous.  Si on est toujours sur le même format, on ne sera plus lus. On doit innover. »

 

David Guévart : directeur général chez Nord Littoral

« C’est toute la question qu’on se pose. La PHR dans 10 ans c’est nous qui devons la construire. Je suis très opposé aux rapprochements des rédactions, notamment d’hebdomadaires et de quotidiens. Il faut savoir anticiper et y faire face. Ce genre de démarrage peut signifier la mort de certains hebdomadaires. Grâce au numérique on peut continuer à faire progresser nos audiences. Contrairement à ce que les gens pensent, il y a de plus en plus de personnes qui nous lisent, mais de moins en moins qui nous achètent. Le web, c’est à la fois complémentaire du print, mais c’est aussi une transformation. Il faut beaucoup plus miser sur la pub et sur le numérique plutôt que sur le print. Là où les quotidiens sont en train de miser sur la vente de contenus plutôt que sur la pub, au risque de casser un peu l’audience. Ce qui a vraiment de l’avenir, c’est l’information locale et le besoin que les gens ont d’avoir de l’information autour d’eux. Il ne faut pas négliger la chance qu’on a d’être très implanté sur nos terrains. On crée vraiment un contenu qui intéresse les gens et qui est exclusif. La PHR, c’est un bel avenir. Un avenir audacieux, brillant, humble et dynamique. On est détenteurs d’une mine d’or et il ne faut pas la gâcher. »

Amale Ajebli